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L'authenticité culinaire québécoise

L'heure est venue de renouer avec l'authenticité. C'est bien sûr une question d'identité, mais c'est aussi une question économique. (...)

C'est à table que le fabriqué et le tout-à-la-mode dominent. La dite cuisine que le ministère de l'Agriculture et certains restaurateurs cherchent à vendre est aussi triste que fausse.

Le patrimoine culinaire et gastronomique du Québec est riche des trois cultures dont il se nourrit : la française, l'anglaise et l'autochtone.

La pauvreté des campagnes jusqu'à la Révolution tranquille en a par ailleurs simplifié l'expression. Reste que le topinambour, le bleuet, le sirop d'érable, la crevette, l'agneau salé, l'amélanchier, le porc bien gras caractérisent la cuisine d'ici.

La charcuterie québécoise existe aussi. La preuve, nos grand-mères faisaient du boudin blanc et du boudin "rouge" chaque jour de boucherie. Curieux quand  même que leurs façons de faire ne soient même pas évoquées par ceux qui veulent développer une charcuterie fine au Québec.

Et comment un peuple de Normands peut-il avoir oublié l'art de faire le calvados ?

L'histoire de la perte de ce savoir se greffe à celle de la Conquête, de la colonisation, de l'arrivée d'une autre culture qui allait fonder en terre d'Amérique un patrimoine français sous influence anglaise.

Ce patrimoine, devenu canadien puis québécois, distingue désormais ce peuple tout autre par sa manière de voir, de faire et d'investir le monde.