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Requin-baleine

Le requin-baleine et l'homme : une espèce menacée

Ses seuls prédateurs connus sont l'orque, l'homme et certains requins opportunistes. Du fait de son cycle de reproduction lent, le requin-baleine est surtout vulnérable à la surpêche. Sa chair est mangée seulement en Chine et particulièrement à Taïwan. L'objet de toutes les convoitises : ses ailerons. Ceux-ci peuvent valoir près de 650 € le kilogramme au marché noir. À Taïwan, il est nommé « requin tofu » à cause du goût et de la texture de sa chair, semblables à cet aliment.

La population totale n'est pas connue car sa disparité en terme géographique et sa mobilité rendent difficile son recensement. L'espèce est cependant considérée comme vulnérable par l'UICN et est, depuis le 15 novembre 2002, inscrite sur la liste du CITES.
En effet, bien que de nombreux requins-baleines aient été pêchés à Taïwan au cours de la dernière moitié du XXe siècle, parmi les spécimens recueillis, très peu de femelles manifestement d'âge mûr ont été recensées. Signe que les individus en âge de procréer sont en déclin, ce qui pourrait avoir des conséquences sur le nombre des naissances.

Une technique récente signalée par un chercheur australien, Brad Norman, permet d'identifier individuellement les requins-baleines d'après le positionnement exact de leurs taches blanches. Comme les empreintes digitales, il a prouvé que les taches blanches sont uniques d'un animal à l'autre. Pour permettre cette identification, le chercheur a mis en place un site web servant de photothèque et regroupant les individus déjà identifiés.
Le prix Rolex à l'esprit d'entreprise obtenu pour l'initiative de Brad Norman, permettra de financer la suite du projet.